Je découvre le terme
Lisez la définition et le calcul, puis servez-vous du petit outil : en deux minutes vous saurez où vous en êtes et ce que vaut votre chiffre.
Je suis entre 15 et 25 d’index
Allez directement aux causes de greens manqués et au choix de club. C’est là que se trouvent vos deux greens supplémentaires, pas dans le swing.
Je rate beaucoup de greens et je veux limiter la casse
Le dernier chapitre est pour vous : un green manqué du bon côté se sauve une fois sur deux, du mauvais côté presque jamais.
Sur une carte de score, on compte les coups. Sur une application de suivi, on découvre d’autres colonnes, et l’une d’elles revient toujours : GIR, pour greens in regulation. Trois lettres qui expliquent la plus grande part de l’écart entre deux joueurs du même club.
La définition exacte, et le piège du « deux putts »
Un green est atteint en régulation quand la balle repose sur la surface du green après un nombre de coups égal au par du trou moins deux.
- Par 3 : la balle est sur le green après le coup de départ.
- Par 4 : après le deuxième coup.
- Par 5 : après le troisième.
La logique tient dans ce « moins deux » : on considère que deux putts sont la norme pour rentrer la balle. Atteindre le green en régulation, c’est donc se donner la possibilité de faire le par sans rien réussir d’exceptionnel.
Deux précisions comptent, parce qu’elles faussent beaucoup de relevés amateurs. D’abord, la balle doit être physiquement sur le green : un coup arrêté sur le collier, même à vingt centimètres du bord, ne compte pas. Ensuite, le résultat du trou n’entre pas en ligne de compte. On peut toucher le green en régulation et faire un double bogey en prenant quatre putts ; le GIR est validé quand même.
Cette indépendance vis-à-vis du score est précisément ce qui rend la statistique utile : elle isole le jeu long du jeu court.
Calculer son pourcentage
Le calcul tient en une division. Nombre de greens touchés en régulation, divisé par le nombre de trous joués, multiplié par cent.
Sur un parcours de dix-huit trous, toucher cinq greens donne 27,8 %. Sur neuf trous, deux greens donnent 22,2 %. Rien de plus compliqué, à condition de noter honnêtement, y compris les greens frôlés.
Un conseil de relevé : notez le GIR au moment où vous arrivez sur le green, pas à la fin du trou. Après trois putts, la mémoire arrange les choses.
Où vous situez-vous ?
Entrez les greens touchés et le nombre de trous joués. Le repère de niveau vient du tableau ci-dessous.
Niveau correspondant : index 20 à 25 environ.
Hypothèses : repères d’index établis à partir des moyennes de jeu amateur couramment publiées, relevées en septembre 2026. Un parcours court ou des départs avancés font monter le pourcentage.
Les repères par index
Un pourcentage ne dit rien tout seul. Le voici traduit en greens touchés par tour, ce qui parle davantage sur le parcours.
| Niveau | GIR moyen | Greens sur 18 | Score typique |
|---|---|---|---|
| Joueur professionnel | 65 à 70 % | 12 à 13 | 68 à 71 |
| Index 0 à 3 | 55 à 60 % | 10 à 11 | 73 à 76 |
| Index 4 à 8 | 40 à 50 % | 7 à 9 | 78 à 82 |
| Index 9 à 14 | 28 à 38 % | 5 à 7 | 84 à 89 |
| Index 15 à 20 | 17 à 27 % | 3 à 5 | 90 à 97 |
| Index 21 à 28 | 8 à 16 % | 1 à 3 | 98 à 108 |
Ce tableau contient une information qu’on oublie souvent : un joueur à 18 d’index rate quatorze greens sur dix-huit. Son score ne dépend donc pas principalement de ce qu’il fait sur les greens, mais de ce qu’il fait autour.


Pourquoi cette statistique prime sur les autres
Parce qu’elle concentre presque tout le jeu long dans un seul chiffre. Pour atteindre un green en régulation, il faut un coup de départ jouable, une distance correctement évaluée, un club adapté et un contact propre. Quatre conditions, une seule case à cocher.
Les travaux d’analyse statistique menés depuis une quinzaine d’années sur les circuits professionnels ont installé une idée devenue banale : la différence entre un joueur moyen et un bon joueur se fait d’abord sur les coups joués entre 80 et 180 mètres. Chez l’amateur, le constat est encore plus net, parce que la dispersion y est bien plus grande.
Le putting, lui, varie peu d’un joueur à l’autre en nombre de putts par green touché. Ce qui change, c’est la fréquence à laquelle on arrive sur le green en position de faire par. Autrement dit : on ne gagne pas des coups en rentrant plus de putts de cinq mètres, on en gagne en ayant plus souvent un putt à cinq mètres.
La régularité du geste entre pour beaucoup dans ce résultat, et elle se travaille. Notre page sur le tempo du swing et le ratio 3 pour 1 détaille le repère le plus simple à installer pour stabiliser le contact.
Ce qui fait rater un green
Quatre causes reviennent, et une seule concerne vraiment la technique.
La distance mal évaluée. C’est la première, de loin. La plupart des amateurs jouent le club correspondant à leur meilleur coup, pas à leur coup moyen. Sur dix balles frappées avec un fer 7, la plus longue et la plus courte peuvent être séparées de vingt mètres. Choisir le club sur la plus longue revient à être court huit fois sur dix.
La position de départ. Depuis le rough épais ou derrière un arbre, l’objectif « toucher le green » disparaît de fait.
La cible choisie. Viser un drapeau placé à quatre mètres du bord, avec une dispersion de quinze mètres, revient à accepter une chance sur deux d’être hors du green.
Le contact. Il arrive en dernier dans la liste des causes, ce qui surprend. Une balle légèrement grattée mais partie sur la bonne ligne finit souvent à l’avant du green ; une balle parfaitement frappée vers une mauvaise cible finit dans le bunker.
Une part de ces erreurs se règle en connaissant l’outil qu’on a en main, ce que notre inventaire des cinq familles de clubs et de leur usage permet de remettre à plat en quelques minutes.

Le coup de départ décide déjà
Le lien entre fairways touchés et greens touchés est direct. Depuis le fairway, un joueur moyen atteint le green environ deux fois plus souvent que depuis le rough, à distance égale.
Ce n’est pas seulement une affaire de lie. C’est aussi une affaire d’angle et d’information : depuis le fairway, on voit le drapeau, on connaît sa distance, on peut faire tourner la balle. Depuis les arbres, la seule décision raisonnable consiste souvent à revenir en jeu.
D’où une conséquence stratégique que beaucoup refusent : sur un trou étroit, prendre un bois 3 ou un hybride au départ augmente le nombre de greens touchés, même si le deuxième coup se joue avec deux clubs de plus. Vingt mètres de moins depuis le fairway valent mieux que vingt de plus depuis les fougères.
L’alignement joue aussi, dans des proportions qu’on sous-estime : deux degrés d’écart aux épaules déplacent la balle de plusieurs mètres à l’arrivée, comme le montre notre mesure sur l’alignement des épaules.
Manquer du bon côté
Voici le point que les pages francophones sur le sujet abordent rarement, et qui rapporte immédiatement.
Tous les greens manqués ne se valent pas. Un green manqué court et au centre laisse un chip simple, sur une surface tondue, avec tout le green devant soi. Un green manqué long, derrière, laisse un coup joué en descente vers un drapeau proche : le taux de sauvetage s’effondre.
Chez l’amateur moyen, le sauvetage (rentrer la balle en deux coups depuis l’extérieur du green) réussit environ une fois sur trois. Depuis l’avant du green, sur herbe rase, ce taux monte franchement. Depuis un bunker profond ou un rough derrière le green, il tombe souvent sous une fois sur cinq.
La règle pratique tient en une phrase : identifiez le côté qui pardonne avant de choisir le club, et acceptez d’être court plutôt que long quand le drapeau est placé derrière.
Viser le centre, pas le drapeau
Un green de taille moyenne mesure entre 25 et 30 mètres de profondeur. Viser son centre laisse donc une marge d’une douzaine de mètres de chaque côté. Viser un drapeau avancé réduit cette marge à quatre ou cinq mètres devant.
Pour un joueur dont la dispersion en distance atteint quinze à vingt mètres, l’arithmétique est sans appel. La cible « centre du green » multiplie les greens touchés sans rien changer au swing.
Le club se choisit ensuite sur la distance réelle jusqu’à ce centre, en prenant le haut de la fourchette : si le fer 7 porte entre 125 et 140 mètres et que le centre est à 138, c’est le fer 6 qui part.
Cette discipline suppose de connaître ses distances. Une séance de practice consacrée uniquement à cela vaut dix séances passées à taper. Notre page sur la structure d’une séance de practice efficace propose un format d’échelle de distance qui règle la question en trois passages.
Connaître ses distances, club par club
Impossible de viser le centre du green sans savoir ce que porte chaque fer. Or la plupart des joueurs se fient à un souvenir : le coup parfait de l’été dernier, sur terrain sec, avec le vent dans le dos.
La bonne méthode consiste à relever dix balles par club au practice, à écarter la meilleure et la moins bonne, puis à retenir la moyenne des huit restantes. C’est cette valeur-là qu’on joue sur le parcours.
| Club | Homme, index 15-25 | Femme, index 15-25 | Écart au club suivant |
|---|---|---|---|
| Pitching wedge | 85 à 100 m | 60 à 75 m | 10 m |
| Fer 9 | 95 à 110 m | 70 à 85 m | 10 m |
| Fer 8 | 105 à 120 m | 78 à 93 m | 10 m |
| Fer 7 | 115 à 132 m | 85 à 100 m | 11 m |
| Fer 6 | 125 à 143 m | 92 à 108 m | 11 m |
| Hybride | 140 à 160 m | 105 à 125 m | — |
Un trou dans cet escalier, par exemple vingt mètres entre deux fers, explique à lui seul une partie des greens manqués : il existe une bande de distances que vous ne couvrez avec aucun club, et c’est toujours là que tombe le drapeau.
Le télémètre laser règle la question de la distance jusqu’au drapeau, mais pas celle de la distance jusqu’au centre du green, plus utile. Prenez l’habitude de viser l’appareil sur le milieu de la surface, pas sur le mât.

Suivre son GIR sans application
Une carte de score et un stylo suffisent. Dans la marge de chaque trou, notez un rond quand le green est touché en régulation, une croix sinon, et ajoutez une lettre pour le côté manqué : C pour court, L pour long, G et D pour gauche et droite.
Au bout de cinq parcours, le relevé parle tout seul. Une majorité de C signifie que vous prenez systématiquement un club de moins qu’il ne faut. Une majorité de D chez un droitier indique un problème de face de club plutôt que de distance. Des L nombreux sont plus rares, et coûtent le plus cher.
C’est le même principe que le bilan écrit après une séance d’entraînement : trois lignes valent mieux qu’une impression générale, parce qu’elles résistent à la partie suivante.
Gagner deux greens par tour
Deux greens de plus, c’est en général deux à trois coups de moins sur la carte. Voici le plan qui fonctionne, dans l’ordre.
| Levier | Effort | Gain attendu | Délai |
|---|---|---|---|
| Viser le centre du green | Aucun, décision seule | +1 à +2 greens | Immédiat |
| Prendre un club de plus | Aucun, décision seule | +1 green | Immédiat |
| Connaître ses distances réelles | 2 séances de practice | +1 green | 2 semaines |
| Fiabiliser le coup de départ | Travail régulier | +1 à +2 greens | 2 à 3 mois |
| Gagner en distance | Travail long, physique | +1 green | 6 mois et plus |
Un détail matériel mérite d’être vérifié avant tout travail technique : des grips usés ou une série mal ajustée dégradent le contact sans qu’on s’en rende compte. Nos repères pour choisir un sac trépied adapté valent d’ailleurs pour les marcheurs : porter mal fatigue, et un joueur fatigué rate ses fers en fin de parcours.
Quand le green est manqué
Puisqu’un amateur moyen rate douze à quinze greens par tour, le jeu autour du green détermine une grande part du score.
Trois principes suffisent. Jouer le coup le plus simple possible, c’est-à-dire souvent un chip roulé plutôt qu’un lob. Viser un point d’atterrissage précis à un ou deux mètres, pas le drapeau. Et accepter le bogey quand la position ne permet rien d’autre : le double bogey vient presque toujours d’un deuxième coup de sauvetage tenté après un premier raté.
Les situations litigieuses autour du green sont aussi celles où l’on applique le plus mal le règlement, ce qui coûte des coups inutiles. Notre récapitulatif des cinq situations de règles qu’on applique mal couvre les cas les plus fréquents, drop et balle injouable en tête.
Enfin, un mot sur la trajectoire. Chercher à faire tourner la balle pour contourner un obstacle est une décision de joueur confirmé. Pour tous les autres, la balle qui monte droit et s’arrête court du centre reste le meilleur coup. Ceux qui veulent malgré tout apprendre un effet contrôlé trouveront dans notre page sur le fade et la ligne de départ une méthode qui n’abîme pas le swing naturel.
Un green touché en régulation garantit-il le par ?
Non. Il garantit seulement d’avoir deux putts pour faire le par. Sur les longues distances, trois putts restent fréquents, y compris chez les bons joueurs.
La balle sur le collier compte-t-elle ?
Non. La balle doit reposer sur la surface tondue du green. C’est la règle de comptage retenue par toutes les statistiques officielles, et il vaut mieux s’y tenir pour que le suivi ait un sens.
Quel GIR viser pour passer sous 100 ?
Autour de 15 à 20 %, soit trois greens par tour, à condition de limiter les doubles bogeys. Le reste du gain vient de la disparition des trous catastrophiques.
Faut-il noter le GIR sur neuf trous ?
Oui, c’est utile, mais la variabilité est forte : un bon neuf trous ne dit pas grand-chose. Il faut une dizaine de parcours pour que la moyenne devienne fiable.
Les départs avancés faussent-ils la statistique ?
Ils la font monter, logiquement. Comparez ce qui est comparable : votre GIR depuis vos départs habituels, d’un mois sur l’autre.
Le GIR baisse en hiver, est-ce normal ?
Oui. Balle qui roule moins, sol mou, vêtements plus épais : perdre un ou deux clubs de distance suffit à faire chuter le pourcentage sans que le jeu se soit dégradé.
Notez vos greens touchés sur vos trois prochains parcours, sans rien changer d’autre. Puis appliquez les deux décisions gratuites : centre du green, et un club de plus. Comparez ensuite — la différence se voit avant que le swing n’ait bougé d’un millimètre.
Fédération française de golf, ressources sur le calcul de l’index et les repères de jeu : définitions officielles et correspondances index / score, consultées le 22 septembre 2026.



