Technique & coaching

Le chip golf : maîtriser le roule pour un meilleur score

15 Aug 2026

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L’essentiel

Le chip se joue en vol court et long roulé, à l’inverse du pitch. Le geste tient dans trois réglages : 70 % du poids sur la jambe avant, balle reculée dans le stance, poignets passifs — c’est leur action parasite qui provoque la gratte et le top. La distance se dose par la longueur du backswing et par le choix du club, du sand wedge au fer 8, jamais en frappant plus fort.

Si tu es comme moi, tu as déjà vu des golfeurs transformer un coup raté en un approche millimétrée qui finit tout près du trou. Ce coup, c’est le chip, et il est absolument déterminant pour ta carte de score, bien plus que tu ne le penses.

Cet article va te montrer comment maîtriser ce coup technique, en te donnant des astuces concrètes pour enfin contrôler ta distance et sauver tes pars.

Le chip, c’est quoi au juste et pourquoi c’est pas du pitch

Le chip, c’est ce coup court qu’on joue juste à côté du green. L’idée, c’est de faire monter la balle un peu, juste assez pour qu’elle retombe en douceur et se mette à rouler tranquillement vers le trou. C’est un truc essentiel pour vraiment faire baisser tes scores, surtout quand tu te retrouves un peu court ou sur le côté du fairway.

La différence fondamentale : vol et roule

Quand tu fais un chip, la balle monte brièvement puis roule vers le trou. C’est vraiment le combo vol court, roule long. C’est ça le truc, cette combinaison qui te permet d’économiser des coups.

Le pitch, lui, monte bien plus haut et s’arrête plus vite. Son but est tout autre, souvent utilisé pour franchir un obstacle comme un bunker ou pour se poser plus près du drapeau sur des greens plus petits.

L’intérêt principal du chip, c’est donc de maîtriser cette phase de roulement pour bien contrôler ta distance. Savoir quelle portion de roule tu vas obtenir te donne une marge de manœuvre incroyable pour te rapprocher du trou.

Pourquoi maîtriser le chip change la donne sur ta carte

Un bon chip te permet de sauver des pars et de limiter les bogeys, même si ton approche n’était pas parfaite. C’est une vraie garantie pour avoir de meilleurs scores, surtout sur les parcours où le petit jeu est mis à rude épreuve.

C’est un coup technique qui demande de la précision et de la finesse. Il faut vraiment le bosser, comprendre comment ton club interagit avec le sol et la balle pour obtenir la trajectoire désirée.

Il est vraiment essentiel dans le petit jeu. Pense aux “3 easy CHIPPING fixes” dont on parle souvent ; ça montre qu’il y a des techniques simples pour améliorer ce coup qui fait toute la différence.

Ton posture et ton placement : la clé d’un coup stable

Mais avant de te lancer dans le mouvement, il faut que tu sois bien installé. La façon dont tu te positionnes est déterminante pour la réussite de ton chip.

Position des pieds et répartition du poids

Pour un chip, tes pieds sont souvent plus serrés que pour un swing complet. Cela favorise la stabilité et un mouvement plus contrôlé.

Répartis ton poids majoritairement sur ta jambe avant. Tu dois sentir que tu es bien ancré.

Pense à avoir 70% de ton poids sur cette jambe avant pour un bon équilibre.

Le placement idéal de la balle

Place la balle plutôt en arrière dans ton stance, alignée avec le centre ou légèrement derrière ton talon avant. Cela aide à frapper la balle en descendant.

Ce placement influence directement la trajectoire et le contact. Il rend le coup plus bas et plus roulant.

Tu peux ajuster légèrement selon le club que tu utilises.

Tenue du club et alignement

Adopte une prise plus légère et centrée. Cela te donnera plus de contrôle et de feeling avec le club. Ne serre pas trop fort.

L’alignement de tes épaules et de tes pieds doit être dirigé vers ta cible. C’est fondamental pour la précision.

Le shaft du club doit être légèrement en avant, ce qui pré-positionne la face du club pour un coup bas.

Le mouvement du corps : fluidité et contrôle sans casser les poignets

Maintenant que tu es bien installé, parlons du mouvement lui-même. C’est là que beaucoup font l’erreur, en croyant qu’il faut forcer.

Le balancier et la stabilité du bas du corps

Pense à ton mouvement comme à un balancier de pendule. Il doit être fluide et régulier, pas un coup violent.

Garde ton bas du corps, tes hanches et tes jambes, le plus stable possible pendant tout le swing. C’est la base de la constance.

Le mouvement doit principalement venir de tes épaules et de tes bras, pas de tes poignets.

Le rôle passif des poignets : éviter l’erreur classique

C’est LE point crucial : il faut absolument éviter de casser tes poignets pendant le mouvement. C’est la cause principale des ratés.

Garde-les “verrouillés” ou passifs, comme s’ils faisaient partie de ton bras. Ils ne doivent pas agir indépendamment.

La sensation doit être celle d’un bloc solide au niveau des poignets durant le swing.

Gérer la profondeur du backswing pour doser la distance

La distance de ton chip est directement liée à la longueur de ton backswing. Plus tu montes le club, plus la balle ira loin.

Repères simples : un petit backswing pour un coup court, un backswing moyen pour un coup moyen, et un peu plus ample pour un coup plus long.

Associe cette longueur à une vitesse de descente constante pour un dosage précis.

Avant d’attaquer le choix du club, un détail pèse lourd sur la manière dont la semelle traverse l’herbe : l’angle de bounce de ton wedge décide en grande partie de ta tolérance sur les lies serrés.

Le choix du club : ton meilleur allié pour la précision

Maintenant que tu sais comment faire bouger ton corps, il faut choisir le bon outil. Le club que tu prends en main fait une énorme différence pour ton chip.

Wedges et fers : quand utiliser quoi ?

Le sand wedge et le pitching wedge sont les clubs les plus couramment utilisés pour le chip. Ils offrent un bon compromis entre vol et roule. Mais n’hésite pas à utiliser un fer plus droit, comme un 7, 8 ou 9. Il te donnera un chip beaucoup plus roulant et facile à contrôler. L’analyse du ratio vol/roulement en fonction du loft est la clé pour choisir.

Adapter le club à la distance et à la situation

Pour un chip court et technique, un fer plus fermé est souvent préférable. Il permet un meilleur contrôle de la distance. Si tu dois passer un obstacle comme du rough épais ou un petit bunker, choisis un club avec plus de loft. Le “chipper” est un club autorisé en compétition, mais il est moins polyvalent.

Ouvrir la face du club : une fausse bonne idée ?

Ouvrir la face du club augmente le loft et rend la balle plus haute, mais elle peut aussi devenir moins stable. C’est une technique à manier avec prudence. Compare l’effet d’ouvrir un fer avec l’utilisation directe d’un club qui a naturellement plus de loft. Souvent, le club adapté est plus simple. Mon avis d’expert : privilégie le club adapté à la situation plutôt que de modifier ta prise.

Entre deux wedges, la question du recouvrement se pose souvent : notre comparatif pitching wedge ou gap wedge aide à combler le trou de distance qui gêne la plupart des amateurs.

Tes erreurs classiques au chip et comment t’en débarrasser

On a tous nos petits défauts. Le chip n’échappe pas à la règle. Identifions les erreurs les plus communes pour que tu puisses enfin les corriger.

La gratte et le top : comprendre pourquoi tu rates

La gratte vient souvent d’un excès de poids sur les talons ou d’un mouvement de “scoop” pour soulever la balle. Le club touche le sol trop tôt.

Le “top”, c’est quand tu frôles la balle ou la rates complètement. Cela arrive souvent par manque de préparation ou un mouvement trop ample et désordonné.

Des exercices ciblés t’aideront à corriger ces défauts majeurs.

L’action parasite des poignets : le coupable numéro un

Je le répète : la stabilité des poignets est primordiale. C’est le coupable numéro un des chips imprécis et courts.

Utilise des drills spécifiques comme celui de la serviette sous les aisselles pour sentir le mouvement correct des épaules.

Tu dois ressentir un mouvement de balancier des épaules, pas une action de poignet.

Gérer le terrain : herbe rase, rough, sol dur

Adapte ton approche à la texture de l’herbe et à la fermeté du sol. Un sol dur demande un toucher plus léger.

Jouer depuis le rough demande de prendre un peu plus de club et de frapper un peu plus fort, en gardant le mouvement stable.

Sur un sol très dur, assure-toi de ne pas “gratter” et de frapper la balle proprement pour éviter un rebond incontrôlable.

La trace laissée dans le gazon en dit long sur ce qui s’est passé à l’impact : apprendre à lire ce que révèle un divot permet de corriger une gratte sans changer trois choses à la fois.

Améliorer ton chip : visualisation, drills et choix tactiques

Maintenant que tu as les bases techniques et que tu sais éviter les erreurs, il est temps de passer à la vitesse supérieure. C’est par la pratique et la stratégie que tu vas vraiment progresser.

Visualiser le point de chute : la clé du succès

Choisir un “landing spot”, un point de chute précis sur le green, est absolument essentiel. C’est la première étape vers la réussite de ton chip.

Visualise ce point, puis le coup qui va y mener. Imagine la balle atterrir juste là.

Intègre cette visualisation dans ta routine avant chaque coup pour plus de confiance.

Les drills qui font la différence

Le drill du flamant rose (tenir ton équilibre sur une jambe) ou celui de la serviette sous les aisselles sont excellents. Ils renforcent la stabilité.

Ces exercices forgent ta mémoire musculaire et t’aident à garder le mouvement constant.

Intègre-les régulièrement à ton entraînement pour ancrer les bons automatismes.

Chip vs Putter : quand choisir l’un ou l’autre ?

Le chip est souvent préférable au putter quand tu es juste à l’extérieur du green, avec un peu d’herbe à traverser. Il t’évite de trop rouler.

Pour les abords immédiats du green, le “putting-chipping” (un coup entre le chip et le putt) peut être une excellente option.

Le critère principal est la distance de roule souhaitée et la nature du terrain.

Maîtriser le chip, c’est la clé pour passer de bons coups à des scores qui te font vraiment plaisir. En te concentrant sur la stabilité de tes poignets, le bon choix de club et une visualisation claire de ton point de chute, tu vas voir une vraie différence. N’attends plus pour travailler ces aspects ; chaque petite amélioration te rapproche de ce jeu plus régulier et performant que tu vises.

Reste ensuite à choisir le point de chute avec justesse, ce qui suppose de savoir lire les pentes d’un green avant même de sortir le club du sac.

Lucas Bertrand
Lucas Bertrand Passionné de golf • Joueur amateur depuis 15 ans

Passionné de golf depuis l'adolescence, je teste matériel, shafts et réglages pour trouver le combo qui transforme votre swing. Mes conseils : sans paillettes, juste ce qui marche vraiment sur le parcours.

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